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La fabrication du cointreau

Depuis 1898, date de création du triple-sec Cointreau, la célèbre liqueur d’orange angevine s’est vêtue de plusieurs robes différentes. Innovante et dynamique au parfum d’orange sanguine, provocante et corsée à base de Cognac … La Maison innove en revisitant régulièrement son trésor dans son usine de Saint Barthélemy d’Anjou.

Une liqueur d’orange déclinée sous toutes ses couleurs 

Aménagée pour accueillir la visite du public, l’usine est dotée d’un bar de dégustation, d’une boutique et d’un parcours initiatique à la rencontre de l’histoire du Cointreau, Pionnier en terme de communication publicitaire, Edouard Cointreau a su créer un mythe autour du spiritueux qu’il avait imaginé cristallin et frais : « le triple-sec ». Le pierrot blanc à lorgnon devient très vite le personnage emblématique de la marque et se retrouve dans tous les sports publicitaires.

La fabrication du Cointreau : mariage de 3 écorces

Tout le charme et le caractère du Cointreau proviennent directement de l’association de trois écorces.

La première détient la plus forte concentration en huiles essentielles. C’est l’écorce amer séchée. Elle relève le produit et son amerture est contre-balancée par la saveur plus fruitée de l’écorce douce séchée. Celle-ci est obtenue à maturité. La dernière apporte la fraicheur de l’orange, elle est également plus douce.

Par tradition et pour éviter de perdre toutes leurs effluves et leur concentré d’arôme, ces écorces restent dans leur pays d’origine le temps du séchage. Elles viennent aléatoirement d’Espagne, de Tunisie, du Brésil ou du Sénégal selon les saisons et la qualité des récoltes.

Pour la préparation, on ajoutera ensuite de l’alcool de menthe, de l’eau purifiée mais aussi du sirop de sucre de betterave pour calmer un peu d’amertume et l’acidité du produit base.

Le rôle des alambics

Immense et grandiose, la salle des alambics de l’usine de Saint Barthélemy d’Anjou est presque envoûtante, irréelle. La lueur orangée qui diffuse à travers les fenêtres aux carreaux teintés réveille les silhouettes presque fantasmagoriques des 19 alambics qui trônent fièrement dans la pièce. Certains sont d’origine et semblent presque vouloir vous inviter à la visite de ce lieu historique. La délicate senteur des oranges est partout.

Toute la semaine excepté le lundi et le week-end, la distillation a lieu le matin. Les alambics sont préalablement réapprovisionnés la veille au soir en écorces d’orange pour que les sillons soient chauffés dès le matin. Avec l’ébullition, les vapeurs d’huiles essentielles se dégagent.

 

Les condensateurs entrent alors dans la danse en refroidissant le liquide. Alors l’alcoolat, résultat de l’ébullition, redescend. C’est la partie la plus précieuse de la liqueur.

On y ajoute l’eau purifiée, de l’alcool neutre et le sirop de sucre. La magie du Cointreau opère ! Il faut savoir que les distillateurs ont été fabriqués dans les années 1940 et 1970. On note même que le dernier date de 1900 !

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